JACK NICHOLLS : Vergne retrouve son meilleur niveau vintage

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JACK NICHOLLS : Vergne retrouve son meilleur niveau vintage

Jack Nicholls revient sur la première édition du Greenko Hyderabad E-Prix et sur le retour en forme du double champion Jean-Eric Vergne et de DS PENSKE.

Jean Eric Vergne DS PENSKE

Il y a des années, lors d'une séance de questions-réponses de fans sur les réseaux sociaux, on m'a demandé quel pilote de Formule E j'aimerais être pendant une journée, et il était difficile de répondre à cette question ! Une journée passée à être une activiste écologique, toujours dans une sorte d'aventure en hoverboard ou en scooter, était intéressante. J'ai donc envisagé de répondre « Lucas di Grassi ». Une journée passée à être l'homme par excellence de Nuneaton m'a fait du bien, à charmer tout le monde dans mon sillage avec un charme enfantin. J'ai donc envisagé de répondre « Jake Dennis ». Une journée à ne rien faire d'autre que de dormir m'a plu, alors j'ai envisagé de répondre « Robin Frijns ». Mais finalement, je n'ai eu qu'à choisir Jean-Eric Vergne.

LIRE LA SUITE : JEV : « Je ne pourrais pas être plus fier de l'équipe, nous n'abandonnons jamais ! »

Je m'en suis souvenu alors que j'étais assise seule à attendre le vol au départ d'Hyderabad pour Londres, lorsque le vainqueur de l'E-Prix s'est élégamment abaissé sur le siège d'en face pour discuter. Vêtu d'un pull décontracté à col roulé et orné de lunettes circulaires classiques, l'homme débordait du charisme parisien. Je portais un sweat à capuche, des survêtements de marque TK Maxx et une paire de Skechers. Comme toujours, je ne me sentais pas à la hauteur.

C'est pourquoi j'ai répondu à Jean-Eric Vergne à la question précédente. Il a quatre jours de moins que moi et il a tout ! Mais ce qu'il n'a pas eu depuis près de deux ans, c'est une victoire. Il s'agit de sa plus longue série de victoires en Formule E, y compris les 30 courses précédant sa première victoire à Montréal à la fin de la saison 3. Mais Vergne a piloté avec la classe et l'assurance d'un double champion. Cela m'a rappelé sa défense de Lucas di Grassi à Punta del Este lors de la saison 4, alors qu'il s'apprêtait à décrocher son premier titre.

Il a déclaré à Hyderabad que le championnat était « perdu ». Et d'une part, vous pouvez comprendre pourquoi il le dit. Au quart de la saison, il compte 49 points de retard sur le leader du titre Pascal Wehrlein (TAG Heuer Porsche), et l'Allemand n'a toujours pas terminé quatrième d'un E-Prix cette année.

Mais d'un autre côté, Porsche a démontré à Hyderabad qu'elle n'est pas infaillible. Oui, ils ont terminé troisième et quatrième avec Antonio Felix da Costa et Wehrlein, et auraient pu gagner la course avec Jake Dennis, le client Avalanche Andretti, s'il n'avait pas été percuté par derrière par René Rast, mais ils ont également eu beaucoup de chance, en particulier lors du carnage de quatre voitures en épingle à cheveux avec les deux Jaguars, Maxilian Guenther et Sacha Fenestraz.

Cela

fait des mois que j'écris que DS PENSKE est l'équipe à suivre, et jusqu'à présent, j'ai eu l'air plutôt stupide. Pour être honnête, l'équipe elle-même n'a pas l'air trop intelligente compte tenu du package qui s'offre à elle. Vergne reconnaît qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et Stoffel Vandoorne, maître des qualifications, a dû une fois de plus revenir du fond du peloton pour récolter des points samedi dernier.

Le fait est que nous n'en sommes qu'au début d'une toute nouvelle ère de la Formule E. Les équipes sont encore en train d'apprendre les voitures, de déterminer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Même si Porsche et Jaguar sont évidemment les deux constructeurs qui se sont affrontés le plus tôt possible, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir cette saison et cette génération. Surtout, il reste encore beaucoup de courses à venir. Cinq courses en six semaines, c'est un début de saison intense, mais après cela, il reste un mois avant Sao Paulo. J'imagine que l'ordre des compétitions se resserrera alors que les équipes se verront offrir la denrée dont elles ont le plus besoin : le temps.

Si quelqu'un peut arrêter la domination apparemment inévitable de Porsche, c'est bien Jean-Eric Vergne. Devenir triple champion est sans aucun doute loin, mais s'il y parvient, j'aimerais probablement être lui un tout petit peu plus.