Valencia, Spain|04 Oct, 2017

Rencontre au sommet : Alejandro Agag se confie à l’aube de la Saison 4

Alors que le soleil se couche sur les essais officiels de présaison à Valencia, le créateur et CEO de la Formule E, Alejandro Agag, explique le choix du Circuit Ricardo Tormo plutôt que Donington Park, pourquoi la Saison 4 sera la plus excitante de toutes, et comment la Formule E est devenue le terrain de jeu favori des pilotes parmi les plus rapides au monde.

Pourquoi les essais de présaison se déroulent-ils sur le Circuit Ricardo Tormo de Valencia, plutôt que Donington Park, comme les années précédentes ?

Nous sommes ici à Valencia car les tests se déroulent au mois d’octobre et nous pensions que la météo ne serait pas aussi clémente à Donington. Nous avons donc décidé de nous rendre plus au sud. Comme le soleil brille et que les températures avoisinent les 28°C, je pense que nous avons fait le bon choix !

Expliquez-nous l’importance de ces essais de présaison ?

La Formule E est un championnat axé autour de la technologie et chaque saison apporte son lot de nouveautés en la matière. Naturellement, tout le monde veut gagner, et pour y parvenir, il est nécessaire de tester les monoplaces. Les écuries ont effectué des tests de leur côté, mais c’est la première fois qu’elles sont toutes réunies et qu’elles peuvent se jauger face à la concurrence.

Après avoir observé les deux premières journées de tests, avez-vous remarqué des changements notables ?

Nous avons pu voir des choses intéressantes, car les top teams atteignent des sommets technologiques, tandis que les écuries de milieu de grille se rapprochent. A mes yeux, cette saison sera extrêmement disputée. Sans doute la meilleure jamais vécue jusqu’à présent.

Que pensez-vous des nouveaux pilotes et des changements effectués dans les équipes à l’aube de cette Saison 4 ?

C’est génial de voir apparaître de nouveaux visages. La Formule E attire des pilotes fantastiques, à l’image d’André Lotterer et Neel Jani – tous deux victorieux des 24 Heures du Mans -, ou encore Luca Filippi qui s’est illustré en GP2, et bien d’autres encore.

C’est également intéressant d’observer les transferts. Nelson Piquet Jr, le champion inaugural de FIA Formule E, a par exemple rejoint le Panasonic Jaguar Racing qui a pour ambition de donner un gros coup de fouet à son programme. C’est excitant d’assister à ces mouvements, et de constater que la Formule E devient une destination privilégiée pour les concurrents parmi les plus réputés au monde.

Nelson est un très bon pilote. Sa première saison fut fantastique, mais parfois les choses fonctionnent bien avec une équipe, parfois moins bien. Quand c’est le cas, ce n’est pas mal de changer d’atmosphère. Jaguar veut véritablement franchir une étape cette saison et souhaitait s’attacher les services d’un pilote expérimenté. La meilleure chose à faire était donc de convaincre quelqu’un qui connaît la victoire ! Ce pourrait être un excellent partenariat et ce serait excitant que Jaguar remporte sa première victoire cette année.

Outre les nouveaux pilotes, quel est votre sentiment sur la venue de Zurich au calendrier ?

Ce fut vraiment la grosse information de l’intersaison. La Suisse n’a plus accueilli de compétitions sur circuit depuis des décennies – elles étaient interdites – mais aujourd’hui nous pouvons nous féliciter qu’elle soit de retour grâce à l’électrique, et grâce à la Formule E ! C’est un autre signe que cette technologie électrique est ce qui cadrait le mieux pour une ville comme Zurich.

Julius Bär a été essentiel pour que cela se produise. Ils ont été d’une aide formidable, et sans eux, il n’y aurait pas eu d’épreuve à Zurich.

Pour Sébastien Buemi et Neel Jani – nos pilotes suisses -, ce sera une super expérience de pouvoir courir dans leur pays. Mais ce sera également fantastique, pour les fans locaux, de pouvoir supporter leurs compatriotes.